Aucun message portant le libellé enseignement. Afficher tous les messages
Aucun message portant le libellé enseignement. Afficher tous les messages

lundi 30 avril 2018

360 ans d'histoire scolaire à Montréal

Source : Archives de la Congrégation de Notre-Dame

Il y a 360 ans, le 30 avril 1658, Marguerite Bourgeoys inaugurait la première école de Montréal. Ce très modeste bâtiment de ferme accueilla quelques élèves près du boulevard Saint-Laurent très près du fleuve.

Avec les années, jeunes filles et garçons, français et amérindiens, ont pu recevoir une instruction rudimentaire dans un pays encore naissant.

Aujourd'hui, 360 ans plus tard, les enseignants et enseignantes du Québec se donnent toujours avec autant de coeur que Marguerite Bourgeoys, dans l'éducation des petits de cette belle province. La vocation, quoique maintenant laïque, enveloppé dans une couverture bureautique et politique, nous empêche/ralentit dans notre intention de revenir à l'essentiel, partager la passion du savoir à la future génération, avec tout le respect social et politique que la profession et le corps professoral mérite.

Redonnons à notre système d'éducation, sa place et sa valeur.

On peut encore visiter l'école de Soeur Bourgeoys, devenu musée. Évidemment, le bâtiment initial a été remplacé à maintes reprises avec les siècles, mais l'emplacement est pratiquement le même.

Visiter la Maison Saint-Gabriel

samedi 12 novembre 2016

Apprendre ensemble!

Le monde numérique, on l’apprend ensemble

Il est difficile aujourd’hui d’ignorer le monde numérique. Le monde est réel, et virtuel et réel en mode virtuel.
Les plus vieux par défaut auront une tendance à la résistance face à ces nouvelles technologies qui sont en perpétuel changement. Les jeunes, les moins de 17 ans, sont des enfants nés dans l’ère numérique. Ils ont grandis avec les écrans, les ‘pitons’, les façon de faire. Ils ne savent peut-être pas toujours comment s’en servir de la bonne façon, ni d’être toujours sécuritaire en ligne. Mais nous non plus. On apprend!

On est au même niveau que ces jeunes assis dans nos salles de classe, que nos enfants et/ou neveux-nièces dans mon cas. On a beaucoup à apprendre l’un de l’autre. Eux nous montre comment ça fonctionne et nous on peut leur montrer à gérer le contenu, la sécurité, la bonne étiquette. Ma nièce me montre comment faire des vidéos et les mettre en ligne et pour ma part je l’aide à corriger son français ou à mieux reformuler certaines idées.

Apprenons ensemble, n’ayons pas peur de ces technologies. Sautez avec vos enfants, vos élèves en sachant d’emblée qu’il y aura des erreurs, des choses qui ne fonctionneront pas, et ça sera le défi, de régler ces accros ensemble.

Petit site intéressant qui montre l’utilisation en temps réel des différentes platformes numériques : http://www.internetlivestats.com/

Est-ce que c’est important d’apprendre avec les jeunes?
Avez-vous l’impression, vous les adultes, que vous pouvez apprendre de nos jeunes?
Vous les jeunes, sauriez-vous nous apprendre comment ça fonctionne?

samedi 29 août 2015

Rentrée scolaire 2015

Cette année, la rentrée scolaire se fait sous le signe de l’austérité. Cependant, je sais que des milliers d’enseignants et d’enseignantes feront tout de même de leur mieux pour qu’aucun de leurs élèves n’en souffrent, ou du moins en souffre le moins possible. Ce ne sera pas évident, ni facile, mais pour la plupart ils le feront avec le sourire aux lèvres puisqu’il est inutile d’inquiéter nos petits amours (oui, ils sont nos amours lorsqu’ils sont dans nos classes) pour des problèmes ‘d’adultes, d’économie et de politique’ qui ne devraient pas les concerner. Mais le vrai beau sourire du prof est réservé aux élèves, pas à la bureaucratie qui entoure et gère le système d’éducation.

La situation ressemble pratiquement à un divorce. On tente d’éviter que les enfants écopent, mais ils se retrouvent tout de même au cœur de la dispute. Ils deviennent les victimes par ricochets d’un système qui ne coupe pas toujours à la bonne place.

Élèves, comprenez que ce que nous faisons, nous le faisons pour votre bien, même si ça vient couper dans vos activités.

Parents, comprenez que ce que nous faisons, nous le faisons pour le bien être de votre enfant. Parce que contrairement à ce que certains d’entre vous pensez, on désire le meilleur pour votre enfant, autant que vous.

Gouvernement, essayez de réaliser que nous ne pouvons pas continuer de faire des miracles au quotidien sans un minimum de ressources qui nous est durement enlevé par les coupes budgétaires. Réalisez que même si vos propres enfants sont sortis des bancs d’écoles privées, la relève y est encore au public et au privé, vos petits-enfants y sont ou y seront bientôt. Et ils ont besoin de bons profs qui n’ont pas démissionné par épuisement et manque total de respect. Ils ont besoin de bons profs qui ont les ressources physiques (l’espace et le matériel de classe) et les ressources humaines (personnel de soutien, éducateurs spécialisés, orthophonistes, psychoéducateurs, etc…) pour arriver à faire le travail nécessaire afin qu’ils deviennent de bons citoyens bien éduqués.


Nous négocions parce que nos conditions de travail sont les conditions d’apprentissages de milliers d’enfants.

vendredi 12 juin 2015

Pourquoi enseigner?

Pourquoi enseigner?

Je ne me suis jamais posé la question à savoir pourquoi j'enseignais. J'ai toujours voulu 'montrer des choses aux gens'. Du plus loin que je me souvienne, j'ai toujours aimé montrer des choses aux gens. Voir leur visage s'illuminer lorsqu'ils comprennent ou réussissent à faire quelque chose qu'ils ne croyaient pas être capable de faire ou comprendre.

En ces temps d'austérité, de coupures, de diminution de l'importance de l'éducation aux yeux du gouvernement provincial, je n'ai toujours pas à me poser la question : pourquoi j'enseigne?

La réponse restera toujours la même : pour montrer des choses aux gens. Aider les futures générations à avoir des connaissances générales, à avoir un bagage de connaissances qui les aidera à avancer et comprendre la vie, ou du moins gagner la catégorie géographie-histoire à Trivial Pursuit. Et entendre parfois (4 fois jusqu'à ce jour) : 'Madame, j'aime l'histoire à cause de vous!'.

J'adore être dans ma classe, voir les éclairs de génie s'allumer, voir celui qui ne réussit pas souvent avoir un 60% et sauter de joie... voir ma petite gênée lever sa main pour répondre à une question et son sourire timide lorsque la réponse est bonne... savoir qu'un parent à placer l'examen de son enfant de secondaire 2 sur le frigo parce qu'il-elle était fier(e) de son résultat de 73% parce qu'il-elle sait que son enfant a travaillé dure pour sa note. Voir mon élève en difficulté d'apprentissage ou comportementale passer une belle période voir une belle semaine. Savoir qu'ils aiment venir dans ma classe.

Je n'aime pas entendre la cloche de la fin du cours qui marque le début de ma profession bureaucratique... entrer des notes dans des délais trop courts, avoir des élèves en difficulté ou à besoins particuliers qui n'auront pas le support nécessaire, avoir à appeler ces quelques parents en sachant que mes recommandations seront ignorées sur toute la ligne, avoir à accommoder un élève qui part en vacances pendant 2 semaines parce que le parent l'a demandé à la direction (qui a accepté que j'accommode), savoir que pour les ministres, certaines commission scolaires et quelques directeurs-trices, nous avons la même importance que le paysan médiéval aux yeux de son seigneur, c'est-à-dire pratiquement aucune. Savoir que ma tâche est un chiffre dans un tableau excel d'un travailleur bureaucratique qui n'a aucune idée qu'un groupe supplémentaire ou 2 périodes de plus par cycle fera une différence sur ma qualité d'enseignement et ultimement sur ma qualité de vie. Je n'aime pas savoir que certains bureaucrates pensent que ce n'est pas grave si j'enseigne l'éthique ou le français si j'ai une formation en histoire puisque de toute façon, enseigner c'est enseigner... Faites-moi enseigner la science mais ne me blâmez pas si le laboratoire explose, ce n'est pas mon domaine, même si je sais enseigner. Savoir enseigner ne veut pas dire que nous pouvons tous enseigner sans avoir les connaissances préalables.

Je n'apprécie pas les commentaires du public, inconscient de ce qu'est ma tâche, qui disent que de toute façon j'ai 2 mois de vacances l'été. Ce même public qui ne veut pas mettre les pieds dans une salle de classe mais sont experts en la matière parce qu'ils ont 2-3 enfants à la maison.

J'adore mon travail... avec les élèves.
Je déteste mon travail... dans les conditions imposées par des ministres qui n'ont mis les pieds dans une salle de classe que le temps de discuter avec le professeur de leur enfant (souvent en école favorisé ou carrément privé, donc en condition plus idyllique).

J'enseignais! J'enseigne! J'enseignerai!
Mes conditions de travail sont les conditions d'apprentissage de vos enfants!